Les ancres : la preuve
Triez votre photothèque par heure de prise de vue et chaque photo sans localisation se retrouve quelque part entre des photos qui en ont une. Ces voisines géolocalisées sont les ancres de la photo. Si vous avez photographié la fontaine à 14:02 avec votre iPhone, photographié la même scène à l’appareil pendant une demi-heure, puis photographié le pont à 14:36 — les photos de l’appareil se sont passées entre ces deux lieux connus. C’est toute l’idée, appliquée avec soin.
Les groupes : l’unité d’examen
Les photos sans localisation qui partagent la même paire d’ancres, viennent du même appareil et couvrent un court tronçon de temps sont examinées comme un seul groupe. Une matinée au marché, c’est une décision, pas quarante. Chaque photo d’un groupe confirmé reçoit la même localisation — l’application se garde délibérément de prétendre savoir que l’une d’elles a été prise quarante mètres plus loin dans la rue.
La confiance : ce que l’application affirmera et ce qu’elle n’affirmera pas
Chaque groupe est classé selon la distance entre ses ancres, le temps qui les sépare et la vitesse que cela suppose. La classe décide de ce que vous voyez sur la carte :
| Classe | Preuve | Ce que montre la carte |
|---|---|---|
| Certain | Prise à quelques secondes d’une ancre, ou les deux ancres au même endroit | Un repère sur lequel l’application ne devine pas |
| Probable | Des ancres proches l’une de l’autre, une allure de marche entre les deux | Un repère pondéré par le temps, qui mérite un coup d’œil |
| Incertain | Un vol, un long écart, des ancres très éloignées | Aucun repère. Un trajet en pointillés et les faits, honnêtement |
| Manuel | Vous avez déplacé le repère vous-même | Votre emplacement, indiqué comme vôtre |
La règle d’intégrité : une proposition incertaine n’a aucune coordonnée à l’intérieur de l’application — aucun écran, jamais, ne peut donc afficher un repère assuré pour une supposition que le moteur ne peut pas justifier. L’honnêteté est imposée par l’architecture, pas par une couche de peinture.
Deux détails maintiennent honnêtes les cas honnêtes. Une photo de rafale prise quelques secondes après une ancre est certaine même quand le reste de son groupe ne l’est pas — le signal le plus fort n’est jamais tiré vers le bas. Et chaque fenêtre de temps est jugée sur la photo la plus éloignée du groupe, jamais la plus proche : une sœur chanceuse ne peut donc pas se porter garante d’une photo prise des heures plus tard.
La barre chronologique
Chaque fiche de groupe porte une barre : ancre avant, écart, ancre après — avec des largeurs dessinées au temps réellement écoulé. Un écart de quatre minutes est un mince filet que vous confirmez sans réfléchir. Un écart de six heures est une large bande dont vous vous méfiez d’instinct. Elle communique la confiance sans imprimer le moindre chiffre.
L’examen : quelques balayages
- Confirmer place chaque photo du groupe au point proposé.
- Balayer passe le groupe — il revient à la session suivante.
- Faire glisser le repère n’importe où, c’est reprendre la main ; le groupe devient Manuel.
- Toucher ouvre la grille du groupe pour en extraire une photo isolée.
- Les groupes dont l’application est certaine peuvent être acceptés en bloc avant même votre premier balayage.
Appliquer & Annuler : des écritures dignes de confiance
Rien ne touche votre photothèque pendant que vous examinez. Les décisions sont préparées en local et écrites seulement quand vous appuyez sur Appliquer — et avant qu’une seule photo ne change, chaque écriture est consignée dans un journal avec la localisation précédente de la photo, même quand cette localisation précédente était « aucune ». Si l’application plantait en pleine écriture, le journal serait quand même complet.
Annuler rejoue le journal à l’envers et rend chaque photo exactement à ce qu’elle était. Une photo que vous avez modifiée depuis est passée et signalée — jamais écrasée. Vous préférez ne rien écrire du tout dans la photothèque ? Exportez plutôt les emplacements confirmés sous forme de trace GPX.
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